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Les Elfes La legende d' Arthur Legende Sioux Initiation préhistorique Legende de Yule Les trois royaumes Izanagi et Izanami Le Deluge Les Vierges Noires Salamandre Boudicca La Création

 

Nouvelle écrite par Fanny, membre du cercle WHW

 

Jadis, le monde n’était pas ce qu’il était. Il n’existait ni saison ni temps. La Terre était divisée en trois royaumes, sur lesquels régnaient trois sœurs. L’équilibre de la Création reposait sur leur union et leur entente, elles étaient les gardiennes de l’univers.
La sœur aînée était la plus âgée, la plus sage et la plus avisée, vieille femme noire aux yeux profonds. Son animal était la chouette, et elle aimait la tranquillité. La seconde était la plus maternelle avec ses sujets, opulente et dispensatrice de dons, aux joues rondes et aux boucles éparpillées. Son animal était la vache, aux yeux de femme amoureuse La troisième, la plus jeune, aimait courir dans les bois et folâtrer avec les biches, le regard espiègle et le pied agile. Chacune avait des pouvoirs qui déteignaient sur leurs royaumes.

Le royaume de la plus âgée était toujours au repos, la neige recouvrait souvent son sol. Les arbres avaient peu de feuilles, et les animaux restaient tapis dans leur terrier : c’était le royaume de l’hiver. Chacun se reposait, on se serrait les uns contre les autres.
La puinée tenait son royaume constamment dans l’opulence et la chaleur, les champs et les arbres produisant sans arrêt des fruits et le soleil brillant tous les jours. On faisait la fête, on dansait et l’on mangeait à profusion : le royaume de l’été.

Le royaume de la dernière était tout en fleurs et en verdure, et les animaux s’épuisaient à faire des petits, et les arbres des bourgeons : le royaume du printemps. Mais chacune y trouvait son compte, vivant dans l’atmosphère qui était la sienne.

Un homme vint briser cette quiétude apparente. Jeune pour l’une, dans la fleur de l’âge pour l’autre, sage et avisé pour la troisième, il prenait l’apparence que l’on voulait bien lui donner en fonction du regard que l’on portait sur lui. Seul se retrouvait dans son aspect ses cornes longues et fines, son torse puissant et sa couronne de feuilles d’automne et de lumière dorée. Il arriva les bras ouverts et le sourire aux lèvres, et les trois sœurs en tombèrent follement amoureuses.

L’homme ne put malheureusement se départager entre les trois… Quelle était la plus aimable ? Pourquoi ne pas choisir le repos et le calme au coin du feu avec la première, la joie et l’exaltation constante avec la troisième, ou l’opulence et l’abandon avec la deuxième ?

Cet amour engendra une dispute entre les trois sœurs, qui plongea le monde dans le chaos. Les trois royaumes se fondirent et s’entremêlèrent, aucune d’entre elles ne pensant plus à l’équilibre intérieur de leur pays. Les animaux firent des petits en hiver, la neige tombait sur les champs en fleurs, les bourgeons gelaient à peine sortis sur l’arbre… Cette dispute dura tant et si bien qu’elle fit fuir l’homme, malheureux de ne pouvoir se départager entre elles trois et comprenant que ce chaos était engendré par sa présence.

C’est alors que l’aînée dit à ses sœurs : « nous vivons et gouvernons nos royaumes avec avisement depuis des milliers d’années, et voilà que nous nous disputons pour un homme, nous qui avons toujours été très fortement liées par l’amour fraternel. Je vous propose alors la chose suivante : pourquoi ne pas nous départager cet homme entre nous trois, puisque lui-même ne parvient pas à faire son choix ? Nous l’aurions chacune notre tour. » Les deux autres sœurs finirent pas opiner du chef, ne trouvant pas d’autre solution, et finalement habituées à ce que l’aînée ait toujours l’avis le plus sage.

Elles retournèrent alors voir l’homme, qui s’était réfugié, attristé, dans une forêt, et lui exposèrent leur proposition. L’homme se mit à réfléchir, puis répondit : « j’accepte, à la condition suivante : réunir les trois royaumes, et gouverner ensemble. Je serai le roi, et vous serez chacune votre tour ma reine. » Les trois sœurs approuvèrent, trop heureuses de pouvoir enfin avoir l’homme de leur cœur.

Leurs pouvoirs s’accordèrent alors à nouveau, et il en fut ainsi. Celle qui avait l’homme pour elle pendant 4 mois était si heureuse que son pouvoir resplendissait sur le royaume devenu unique, tandis que les autres attendaient impatiemment leur tour. L’homme devenu roi accordait son physique, son âge et ses pouvoirs aux femmes qui partageaient ses instants, tour à tour jeune homme, homme viril et vieil homme sage.
Et c’est ainsi que, tour à tour, les sœurs se succédèrent au pouvoir au côté de l’homme de leur cœur, et que tour à tour, la roue de l’année poursuit son cours, tandis que les pouvoirs des sœurs affluent et refluent… Profitant à tous, car la terre put enfin se reposer, s’exalter et se donner, pour se reposer à nouveau.